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L’impact de l’action des conseillers de CRÉSUS France, dans la lutte contre le surendettement.

Brève présentation à partir d'un document en français publié par CRÉSUS - Analyse McKinsey.
 
L’analyse consiste à évaluer l'impact de deux activités majeures de CRÉSUS concernant la délivrance de conseils et l’accompagnement dans la lutte contre le surendettement. Une première, préventive, est proposée à un tout premier stade des difficultés financières. Ceci est rendu possible par l'intermédiaire de partenariats avec diverses entreprises privées. Un second, plus classique, est proposé lorsque les personnes contactent CRÉSUS pour obtenir de l'aide concernant la gestion de leur dette. 
 
Conseils pour la prévention du surendettement, les impacts majeurs sur les parties prenantes sont les suivants :
 
Pour les personnes en difficulté
- Permet un meilleur rétablissement des situations de surendettement par le coaching
- Limite le risque de tomber dans la spirale du surendettement par une meilleure compréhension du mécanisme, et notamment grâce à un soutien psychologique.
- Permet d’aider les gens qui rencontrent des problèmes découlant du surendettement (risque de divorce, échec scolaire, suicide) et leur permet d’évite la " faillite personnelle " à la Banque de France. 
 
Industrie du crédit
- Réduction pour les équipes des sociétés de crédit du temps de traitement des dossiers.
- Réduction du nombre de dossiers de surendettement. Baisse du montant de la dette, réduction du nombre de dossiers radiés lorsque la faillite est reconnue, et réduction des pertes associées aux rééchelonnements de la dette.
- Réduction des frais juridiques associés à la collecte de la dette
- Réduit le risque que la personne redépose un dossier de surendettement
- Amélioration de l'image des institutions pour les clients fragiles. Et donc fidélité de ces clients.
- Améliore l'image de ces institutions et du crédit à la consommation en général au sein de la société dans son ensemble
 
Autorités publiques
- Réduit le nombre de dossiers de surendettement traités par la Banque de France et les coûts de gestion associés
- Réduction des quantités non encore remboursés ou des coûts pour le rééchelonnement des dettes de l'Etat (par exemple : les dettes fiscales, dettes sociales)
- Réduit le risque de dépôt d’un dossier de surendettement
- Réduction des coûts liés à la santé de cette population fortement touchée par les maladies psychologiques (dépression,...)
- Réduction des coûts de fonctionnement des tribunaux (recouvrement de créances, les cas de litiges liés au surendettement, le recours suite à une décision d'irrecevabilité du dossier...)
 
Autres créanciers
- Réduit les dettes non remboursées ou les coûts pour le rééchelonnement des dettes aux autres créanciers (par exemple, les loyers impayés, l’eau, l’électricité, la pension alimentaire)
 
Principaux résultats et chiffres
Selon l’étude : en 2011, 55.000 personnes ont reçu le soutien de CRÉSUS. Ce soutien a permis de réduire le nombre de situations de surendettement pour 7 441 personnes.
 
Pour chacune de ces 7 441 personnes qui n’ont pas déposé de dossier de surendettement, cela signifie une réduction des coûts pour les créanciers (coûts administratifs, effacement de la dette, rééchelonnement,...) : le montant cumulé atteint 125 millions d’€ (compte tenu de la perte moyenne pour les créanciers lors d’une procédure de faillite à la Banque de France). 
Pour les autorités locales, les économies atteignent 15 millions d’euros, composé du coût lié à l'organisation des comités de faillites locales.
 
A côté de ces coûts, d'autres ont été mentionnés, mais pas encore estimé :
• celui lié à la dégradation de la santé des personnes (dépression, consommation de drogue,...)
• celui lié aux procédures judiciaires (pour les créanciers, mais aussi pour les débiteurs...)
 
Cet article est paru dans la newsletter 30 Fininc.eu
 

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